fr
Illustration created by Microsoft Copilot from a prompt by Bjorn Ulfsson, CTIF.
28 Sep 2026

Une étude sur les feux de forêt confirme qu'il est urgent que l'Europe renforce ses stratégies de lutte contre les incendies

fr

BERLIN —Une nouvelle analyse des impacts climatiques met en garde contre unerecrudescence spectaculaire des feux de forêt en Europe, à moins que des mesures décisives ne soient prises. Même dans le scénario le plus optimiste en matière de réchauffement climatique, le continent devrait connaître une augmentation de 39 % de la superficie brûlée chaque année d’ici la fin du siècle. 

Si les températures s’approchent d’un scénario de 3,6 °C, l’étude révèle que la superficie détruite par les feux de forêt pourrait tripler.

Cette étude, menée par l’Institut de recherche sur les impacts climatiques de Potsdam (PIK) en collaboration avec la Société Senckenberg pour la recherche sur la nature, propose l’une des évaluations à long terme les plus détaillées des futurs régimes d’incendie en Europe. Publié dans Global Change Biology, l’article intitulé « Future wildfire activity in Europe under climate change and changing fire management » (Activité future des feux de forêt en Europe dans le contexte du changement climatique et de l’évolution de la gestion des incendies) compare le comportement modélisé des feux de forêt pour la période 2070-2100 à celui d’une période de référence allant de 2000 à 2030.

Ses projections montrent un continent confronté à des saisons des feux plus longues, à des conditions météorologiques plus extrêmes propices aux feux et à un comportement des feux de plus en plus imprévisible. Les auteurs soulignent que les stratégies actuelles de gestion des feux en Europe seront insuffisantes dans un monde en réchauffement, et que des mesures d'adaptation substantielles seront nécessaires pour éviter des impacts bien plus graves.

Lien vers l’étude : Les projections futures concernant les surfaces brûlées en Europe soulignent l’importance de l’action humaine

 

L’étude met en garde contre une forte intensification des feux de forêt en Europe, même dans les scénarios les plus optimistes en matière d’action climatique. Cette étude, menée par l’Institut de recherche sur les impacts climatiques de Potsdam (PIK) en collaboration avec la Société Senckenberg pour la recherche sur la nature, révèle que la superficie annuelle brûlée pourrait augmenter de 39 % en Europe d’ici la fin du siècle, même si le réchauffement climatique est limité à environ 1,5 °C.

Dans le pire des cas, avec un réchauffement de 3,6 °C, l’étude prévoit que la superficie brûlée par les feux de forêt pourrait tripler, sous l’effet de vagues de chaleur plus fréquentes, de sécheresses prolongées et de conditions météorologiques de plus en plus extrêmes propices aux incendies.

Publié dans Global Change Biology, l’article intitulé «Future wildfire activity in Europe under climate change and changing fire management »(L’activité future des feux de forêt en Europe dans le contexte du changement climatique et de l’évolution de la gestion des incendies) utilise une modélisation avancée des interactions entre le climat et les incendies pour comparer le comportement prévu des feux de forêt entre 2070 et 2100 à une période de référence allant de 2000 à 2030. Les auteurs avertissent que les régimes d’incendie en Europe évoluent vers des événements plus intenses et se propageant plus rapidement, qui menacent les communautés même lorsque la superficie totale brûlée reste modeste.

Les chercheurs affirment que ces résultats soulignent l’urgence de renforcer les stratégies de gestion des incendies, d’étendre les programmes de réduction des combustibles et de se préparer à des saisons des incendies plus longues et plus instables. Sans adaptation significative, préviennent-ils, l’Europe devra faire face à des « impacts nettement plus importants des feux de forêt », tant dans les régions méditerranéennes que dans les régions septentrionales.

Cette étude vient s’ajouter à un corpus croissant de données montrant que le changement climatique transforme le risque d’incendie de forêt à l’échelle mondiale, l’Europe apparaissant comme l’un des continents qui se réchauffe le plus rapidement.